Book Series Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes, Sciences Religieuses , vol. 123

Les cultes d'Amon hors de Thèbes

Recherches de géographie religieuse

I. Guermeur

  • Pages: 664 p.
  • Size:155 x 240 mm
  • Illustrations:38 b/w
  • Language(s):French
  • Publication Year:2005

  • € 80,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-51427-7
  • Paperback
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  • € 80,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-56114-1
  • E-book
  • Available


BIO

Ivan Guermeur a été Assistant temporaire d’enseignement et de recherche, puis Chargé de conférence à la section des Sciences religieuses de l’EPHE où il a soutenu en 2001 sa thèse de doctorat qui fait l’objet de la présente publication. Il est actuellement membre scientifique de l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire.

Summary

Amon-Rê, apparu dans des circonstances obscures à la fin de l’Ancien Empire, est attesté depuis la Première Période Intermédiaire à Thèbes, où dans un premier temps, il assoit son emprise, supplantant le dieu d’Hermonthis, Montou. Avec la XVIIIe dynastie, peu à peu, il investit la totalité du Double-Pays, connaissant une diffusion peu commune. Sans doute, ses rapports étroits avec une dynastie conquérante, puissante et entreprenante, puis son lien indéfectible avec la légitimation et a conservation du pouvoir royal, expliquent-ils en grande partie ce phénomène. Plus tard, à la Basse Époque, bien que le rapport avec le pouvoir politique ne fut plus aussi fort, mais que le rôle théologique de Nô demeurait important, les clergés « provinciaux » d’Amon continuèrent à prospérer et, dans les zones marginales, les Oasis et la Nubie, son culte connut un renouveau. La prospérité du clergé implique une certaine autonomie et une dissociation, relative certes, entre politique et religieux. Cette autonomie pouvait découler du morcellement politique du pays qui eut lieu à certaines périodes, puis des reprises en main partielles ou complètes. Amon devait posséder une notoriété suffisante, représenter symboliquement l’Égypte et le système pharaonique, à tout le moins sur le plan politique, pour que les Grecs l’identifient au « roi des dieux » et/ou que les Égyptiens associent Zeus à Amon. Pleinement assimilé à Zeus dans le monde grec, il n’eût pas le privilège d’une diffusion hors d’Égypte, à la manière d’Osiris, Isis, Anubis, etc.; dieu du pouvoir politique, il n’offrait pas aux particuliers les espoirs de salut individuel, véhiculés par les « mystères » osiriens et isiaques.