Les Palmyréniens en Dacie
Ioan Piso, Ovidiu Țentea
- Pages: approx. 320 p.
- Size:216 x 280 mm
- Illustrations:186 b/w
- Language(s):French, Latin
- Publication Year:2026
- € 90,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
- ISBN: 978-2-503-62240-8
- Paperback
- Forthcoming (Apr/26)
- € 90,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
- ISBN: 978-2-503-62241-5
- E-book
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Ioan Piso, professeur émérite de l’Université Babeș-Bolyai de Cluj-Napoca, actuellement directeur du Centre d’Études Romaines (Centrul de Studii Romane) de la même Université.
Ovidiu Țentea, PhD, directeur intérimaire du Musée National d’Histoire de Roumanie de Bucarest.
Il peut sembler étrange que la Dacie romaine ait contribué à une meilleure connaissance de la société palmyrénienne. Cela remonte aux circonstances dans lesquelles cette province et son limes ont été créés. Tout d’abord, on y a apporté, selon Eutrope, des habitants ex toto orbe Romano. Ensuite, afin de défendre la frontière ouest, Hadrien y a envoyé un important contingent de Palmyreni sagittarii, répartis en trois vexillations. Au début du règne de Marc Aurèle et Lucius Verus, les vexillations ont été réorganisées en numeri. Ces numeri Palmyrenorum étaient stationnés dans les camps de Tibiscum, Porolissum et O(---), une localité difficile à identifier. Des communautés palmyréniennes ont pris naissance auprès des camps et dans plusieurs autres localités. De nouveaux éléments venus de Palmyre s’y sont ajoutés. Dans un milieu romain prépondérant, ces communautés ont conservé non seulement leurs traditions guerrières, mais aussi leur religion, leurs noms et leur langue. Parmi les plus de cent inscriptions de Dacie en rapport avec les Palmyréniens, six sont écrites en araméen. La dualité religieuse typique de Palmyre est devenue en Dacie une dualité entre Bêl, le deus Palmyrenus, et Malakbêl, devenu un Sol invictus. Les Palmyréniens, anciens militaires ou descendants de ceux-ci, se sont intégrés aux structures romaines, atteignant le décurionat, le pontificat et le duumvirat dans les villes, ce qui signifie qu’ils étaient parfaitement romanisés sur le plan politique.
