Les Palmyréniens en Dacie
Ioan Piso, Ovidiu Țentea
- Pages: 272 p.
- Size:216 x 280 mm
- Illustrations:168 b/w, 7 tables b/w.
- Language(s):French, Latin
- Publication Year:2026
- € 90,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
- ISBN: 978-2-503-62240-8
- Paperback
- Forthcoming (Apr/26)
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- ISBN: 978-2-503-62241-5
- E-book
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Ioan Piso, professeur émérite de l’Université Babeș-Bolyai de Cluj-Napoca, actuellement directeur du Centre d’Études Romaines (Centrul de Studii Romane) de la même Université.
Ovidiu Țentea, PhD, chercheur senior au Musée National d’Histoire de Roumanie (Bucarest) et chercheur associé au Centre d’Études Romaines de l’Université Babeș-Bolyai de Cluj-Napoca.
Il peut sembler étrange que la Dacie romaine contribue à une meilleure connaissance de la société palmyrénienne. Cela est dû aux circonstances dans lesquelles cette province et son limes ont été créés. Tout d’abord, on y a installé, selon Eutrope, des habitants ex toto orbe Romano. Ensuite, afin de défendre la frontière ouest, Hadrien y a envoyé un important contingent de Palmyreni sagittarii, répartis en trois vexillations. Au début du règne de Marc Aurèle et de Lucius Verus, les vexillations ont été réorganisées en numeri. Ces numeri Palmyrenorum étaient stationnés dans les camps de Tibiscum, Porolissum et O(---), une localité difficile à identifier. Des communautés palmyréniennes ont pris naissance près des camps et dans plusieurs autres localités. De nouveaux éléments venus de Palmyre s’y sont ajoutés. Dans un milieu romain prépondérant, ces communautés ont préservé non seulement leurs traditions guerrières, mais aussi leur religion, leurs noms et leur langue. Parmi la centaine d’inscriptions de Dacie en rapport avec les Palmyréniens, six sont rédigées en araméen. La dualité religieuse propre à Palmyre est devenue en Dacie une dualité entre Bêl, le deus Palmyrenus, et Malakbêl, devenu un Sol inuictus. Les Palmyréniens, anciens militaires ou descendants de ceux-ci, se sont intégrés aux structures romaines, accédant au décurionat, au pontificat et au duumvirat dans les villes, ce qui signifie qu’ils étaient parfaitement romanisés du point de vue politique.
