Book Series Répertoire Iconographique de la Littérature du Moyen Age , vol. 8

L’iconographie du Bestiaire divin de Guillaume le clerc de Normandie

Rémy Cordonnier

  • Pages: 183 p.
  • Size:156 x 234 mm
  • Illustrations:74 col., 2 tables b/w.
  • Language(s):French
  • Publication Year:2022


Pre-order*
  • € 75,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE


Description et analyse iconographique des miniatures du Bestiaire divin de Guillaume le clerc de Normandie.

BIO

Rémy Cordonnier est l’auteur d’une thèse de doctorat sur le Traité des oiseaux de Hugues de Fouilloy (2007), avec Christian Heck d’un volume sur Le bestiaire médiéval, Paris, 2018 (1e éd. 2011), et de nombreux articles sur l’iconographie médiévale. Chercheur associé au laboratoire de l’IRHIS-CNRS (Lille) et à l’Institut d’Études Médiévales de l’Université Nouvelle de Lisbonne, il est actuellement responsable du fonds ancien à la Bibliothèque de Saint-Omer.

Summary

Composé vers 1210 par Guillaume, un clerc laïc originaire de Normandie et habitant l’Angleterre, le Bestiaire divin est la traduction versifiée du texte de la première famille du Bestiaire latin augmenté de sermons empruntés à d’autres sources et de développements de l’auteur. Il comprend généralement trente-neuf chapitres précédés d’une préface et d’un prologue. Chaque chapitre est consacré à un animal dont les caractéristiques sont décrites puis interprétées comme autant d’allégories morales et mystiques.
Les manuscrits du Bestiaire sont souvent accompagnés des représentations des animaux dont ils traitent. Ces enluminures jouent un rôle important en éclairant le sens de ces ouvrages, comme supports iconographiques permettant de dépasser l’apparence des animaux, leur sens littéral, pour en saisir la dimension allégorique.

Dédié à un seigneur laïc, le Bestiaire divin témoigne du passage d’un texte relevant initialement d’une littérature didactique destinée aux écoles monastiques et capitulaires, dans la sphère de la littérature courtoise d’édification. Par sa traduction vernaculaire, le Bestiaire, initialement conçu pour faciliter l’exégèse biblique, devient un ouvrage d’édification morale à vocation parénétique accessible à un lectorat laïc.

Le Bestiaire divin nous a été transmis par vingt-cinq témoins, dont la moitié sont enluminés mais le manuscrit de Paris, BnF, français 14969, enluminé dans le sud de l’Angleterre vers 1265-1270, est un des rares qui comprend l’illustration des interprétations allégoriques des animaux.