Book Series Nugæ , vol. 19

Les perdants

Pierre Caroli et les débuts de la Réforme en Romandie

Reinhard Bodenmann

  • Pages: 488 p.
  • Size:150 x 250 mm
  • Language(s):French, Latin
  • Publication Year:2016

  • € 90,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-56790-7
  • Paperback
  • Available


En présentant le parcours sinueux du docteur de la Sorbonne Pierre Caroli, ce livre permet de découvrir bien d’autres individus dont les croyances et les pratiques religieuses, aussi bien privées que communautaires, ne s’imposèrent finalement ni dans le catholicisme, ni dans le protestantisme.

BIO

Depuis 1982, l’auteur consacre ses recherches au XVIe s. et s’intéresse surtout à observer, par l’étude des sources, l’interaction entre la politique et la religion. Il a publié entre autres une biographie du Lorrain Wolfgang Musculus (1497-1563), parue en 2000 chez Droz. Il a collaboré à l’édition des correspondances du réformateur français Théodore de Bèze (1519-1605) et du juriste bâlois Bonifacius Amerbach (1495-1562), légataire universel d’Erasme. Depuis 2009 il dirige à Zurich l’édition de la correspondance du réformateur Heinrich Bullinger (1504-1575).

Review(s)

« Cette biographie de Caroli est d’une érudition exemplaire. » (Philippe Lécrivain, dans Recherches de Science Religieuse, 105/2, 2017, p. 344)

““Les Perdants” is richly documented; Bodenmann cites original sources for nearly all of his information. It is also thick with details. As such, the book will be indispensable for any future scholar working on Caroli.” (Michael W. Bruening, in Zwingliana, 44, 2017)

“In conclusion, all specialists of the Swiss Reformation should thank Bodenmann for writing this new study. It is worthy of very close reading; first, for its relentless analysis of nearly every available primary source; second, for its corrections to the typically vague and tendentious characterizations of Caroli.” (Theodore G. Van Raalte, in Calvin Theological Journal, 54/1, 2019)

Summary

Le docteur de la Sorbonne Pierre Caroli, sympathisant de la réforme catholique de Meaux étouffée en 1525 par la Sorbonne et le chancelier de France Antoine Duprat, n’était à l’aise ni dans son Eglise, ni dans les Eglises de la Réforme où il s’était réfugié au début de l’année 1535, suite à l’affaire des Placards d’octobre 1534. Ses va-et-vient entre les partis religieux lui valurent de nombreux ennemis. Alors qu’il put un temps compter sur le soutien de la reine Marguerite de Navarre, des cardinaux François de Tournon et François Guillem de Castelnau de Clermont-Lodève, ou des réformateurs Jean Le Comte, Antoine Marcourt et Thomas Malingre, il s’aliéna les bonnes grâces des ténors de la Réforme en Romandie, à savoir celles de Guillaume Farel, de Pierre Viret et de Jean Calvin. En s’appuyant sur des sources d’époque, l’auteur précise la personnalité et les étapes de vie de Caroli et parvient à établir que ce dernier ne fut certainement pas un athée, n’en déplaise à Farel et à Calvin. Le rêve prématuré (partagé d’ailleurs avec Erasme) d’une réforme qui s’opérerait au sein de son Eglise d’origine, des concours malheureux de circonstances et certains aspects de son caractère expliquent bien son destin difficile.