Book Series Bibliotheca Victorina , vol. 24

Iter victorinum

La tradition manuscrite des œuvres de Hugues et de Richard de Saint-Victor. Répertoire complémentaire et études

Patrice Sicard

  • Pages: 904 p.
  • Size:178 x 254 mm
  • Language(s):French
  • Publication Year:2015

  • € 180,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-55492-1
  • Hardback
  • Available


BIO

Chercheur associé à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS), Patrice Sicard codirige les collections Bibliotheca victorina, Sous la Règle de Saint-Augustin et la série Hugonis de Sancto Victore opera du Corpus Christianorum. L’essentiel de son œuvre – études ou éditions critiques – est dédié à l’école de Saint-Victor et à la mystique médiévale.

Review(s)

« Le volume, d’une remarquable richesse, se montre aussi comme une invitation faite aux chercheurs et éditeurs des textes de l’école de Saint-Victor à poursuivre ce travail. » (André Luís Tavares, dans Bulletin d’histoire des doctrines médiévales, 100, 2016, p. 689)

“(…) ein für die weitere Viktoriner-Forschung unabdingbares Werkzeug” (Volker Honemann, in Germanistik, 56/3-4, 2015, p. 615)

« Le résultat est un corpus d’une acribie et d’une précision remarquable, qui comme les répertoires de ce genre suppose une réflexion préalable extrêmement poussée sur les instruments de travail (…) » (Pascale Bourgain, dans Revue d’historie ecclésiastique, 112/1-2, 2017, p. 322)

“The volume's massive Cumulative Index, produced in conjunction with Luc Jocqué and running to nearly 150 pages, is perhaps its most impressive and practicable feature (…) In sum, scholars and students of Hugh and Richard of St. Victor owe Sicard a tremendous debt of gratitude for his painstaking work and surefooted guidance. And they owe it to themselves to have this valuable volume always at the ready.” (Franklin T. Harkins, in The Medieval Review, 171025)

« (…) on ne saurait surestimer l'importance de l'Iter victorinum pour toutes les études sur les victorins, et notamment pour les œuvres des deux d'entre eux ici évoqués qui attendent encore leur éditeur. » (Gleb Schmidt, dans Bibliothèque de l'École des chartes, 171, 2013 (publ. en 2017), p. 565)

« Un index cumulatif portant sur les deux répertoires antérieurs et sur celui-ci permet d'avoir un tableau global de la tradition manuscrite des deux auteurs victorins. L'ensemble constitue un instrument de travail de tout premier plan. » (I. Baise, dans Revue bénédictine, 128, 2018, p. 395)

“Despite the author's statement on its plausable incompleteness, this work is going to become a fundamental instrument for any scholar dealing, at any purpose, with the two major Victorines.” (Laura Pani, in Speculum, 94, 2019, p. 288)

« L’Iter victorinum est un monument qui a pris des années à naître ; les savants devront le scruter avec patience, et comme une étoile, le livre va éclairer plusieurs facettes de l’histoire intellectuelle et spiri­tuelle du Moyen Âge (…) Il faut savoir gré à P. Sicard, à Brepols et à Luc Jocqué d’avoir, de nouveau, mené à bon port une entreprise si savante. » (Patricia Stirnemann, dans Cahiers de civilization médiévale, 59, 2016, p. 533)

Summary

En 1976, Rudolf Goy recensait quelque 1350 manuscrits comportant une ou plusieurs œuvres de Hugues de Saint-Victor; en 2005 son répertoire des manuscrits de Richard de Saint-Victor (Bibliotheca Victorina, 18) repérait 900 témoins. Depuis 1975 ont vu le jour quelque 250 catalogues de manuscrits et des descriptions de fonds de bibliothèques sont désormais « en ligne »: un travail de « filtrage » s’imposait. Des catalogues, restés inaccessibles, ont pu être atteints. L’examen direct de très nombreux témoins pour l’édition en cours de Hugues au Corpus christianorum a repéré maints textes victorins encore passés inaperçus. Enfin, d’autres sources de renseignements devaient être interrogées : descriptions de manuscrits accompagnant des entreprises d’édition de corpus entiers, répertoires thématiques, introductions des grandes collections.

Un dépouillement systématique de cet ensemble a permis d’élargir considérablement le nombre des mss recensés des deux grands Victorins. En bien des cas, on a pu apporter des précisions ou rectificatifs (datations, origine, foliotations) aux données premières. Sont signalés en leur lieu les apports des dernières années touchant l’histoire littéraire ou la critique d’authenticité.

Ce répertoire s’est également proposé un relevé méthodique des manuscrits des « Miscellanées » hugoniennes, jusque-là sommairement signalés. On a localisé les pieces de ce corpus spécifique et évolutif, réunies par Hugues ou le premier éditeur médiéval de ses œuvres, et indiqué celles auxquelles fut parfois conférée une autonomie, celles auxquelles devra s’intéresser la critique d’authenticité, celles enfin qui, encore inédites, sont à considérer comme authentiques.

Pseudépigraphes et œuvres inauthentiques ont été répertoriés avec, quand on l’a pu, l’attribution portée par les manuscrits, qui peut aider à discerner les points d’émergence de ces attributions fautives.

Sont relevés épitaphes, notes biographiques, miniatures et enluminures, mentions et éléments relatifs à des œuvres hugoniennes ou ricardiennes. Un index cumulatif des deux répertoires antérieurs et du présent Iter est joint.