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Patrick
Gautier Dalché 443
p., 30 ill. couleur, 210 x 270 mm, 2009, relié Prix de lancement: € 80 - valable jusqu'au 15 octobre 2009 (tous prix hors tva et frais de port) Date de publication prévue pour juillet 2009
Dans l’Antiquité tardive, malgré une diffusion relativement importante, le manuel cartographique de Ptolémée
(IIe s. après J.-C.) n’eut pas de postérité conforme au projet de son auteur. Dans le Moyen Age latin, en revanche, la connaissance de son contenu ne disparut jamais, grâce en particulier aux traités d’astronomie traduits de l’arabe. La version latine faite au début du
XVe siècle n'eut donc pas le caractère révolutionnaire qu'on lui attribue souvent. La réception « philologique » d’une somme qui permettait de comprendre l’espace antique tel qu’il apparaissait dans les classiques fut importante. Mais les savants formés dans les universités, astrologue et médecins, jouèrent un rôle jusqu’à présent peu étudié dans l’analyse des contradictions entre l’image du monde ptoléméenne et d'autres types de représentations qui ne furent pas pour autant dépréciés et abandonnés. Le long processus de modernisation de Ptolémée entra dans une phase décisive à partir du troisième quart du
XVe siècle grâce à la synthèse opérée entre programme humaniste et philosophie naturelle. Il se poursuivit dans le premier tiers du
XVIe siècle par la réflexion sur les modes de représentation (appelés « projections » de façon anachronique), sans qu’ait encore été abolie la dépendance du monde sublunaire à l'égard du monde céleste, caractéristique de la pensée de l’espace terrestre depuis l’Antiquité, que l’œuvre de Ptolémée justifiait au mieux. |