Book Series Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes, Sciences Religieuses, vol. 158

Penser l'icône en Inde ancienne

G. Colas

  • Pages: 215 p.
  • Size:156 x 234 mm
  • Illustrations:7 b/w
  • Language(s):French
  • Publication Year:2012

  • € 55,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-54538-7
  • Paperback
  • Available
  • € 55,00 EXCL. VAT RETAIL PRICE
  • ISBN: 978-2-503-56152-3
  • E-book
  • Available


Review(s)

"(...) ce livre rassemble de façon originale les résultats de travaux souvent dispersés et que la synthèse ainsi présentée fournit ample matière à réflexion." (André Couture, dans: Laval théologique et philosophique, 70/1, février 2014, p. 198)

"Il s’agit au total d’un ouvrage savant (...) toujours clair, qui offre au lecteur indianiste une synthèse utile de la conception de l’image dans l’Inde ancienne." (Gérard Toffin, dans: Revue de l'histoire des religions, 1, 2015, p. 97)

“This book makes an important contribution to the history of icons, both in India and globally.” (John E. Cort, in the Religious Studies Review, 41/4, 2015, p. 208)

Summary

L'icône prit une importance croissante dans les religions indiennes dès avant l'ère chrétienne, qu'il s'agisse du védisme tardif, de l'hindouisme, du bouddhisme ou du jaïnisme. Si les spéculations philosophiques l'ignorèrent largement jusqu'au XIIe siècle de notre ère environ, 1'icône fut depuis une époque ancienne l'objet de débats dans une civilisation qui était encline aux discussions critiques.
La société harappéenne (vallée de l’Indus, vers 2500-1800 av. J.-C.) connaissait un iconisme qui est aujourd’hui d’une interprétation difficile. Le védisme ancien, qui lui succéda, associe les dieux non à des représentations plastiques, mais à leur révélation par la parole du Veda. Les milieux qui se réclament du védisme pourraient avoir connu une sorte de crise de conscience iconologique du IVe au IIe siècle avant notre ère environ. L’icône matérielle devint progressivement l’objet d’un consensus social, en dépit des réserves, du scepticisme, voire des critiques que l’on émit à son égard dans certains cercles. Elle remplit ainsi un rôle unificateur analogue à celui qu’eurent dans l’Europe médiévale des concepts comme celui de Dieu.
Cet ouvrage, qui ne traite pas d’histoire de l’art, examine la pensée fragmentaire de l’icône en Inde ancienne jusqu’au XIIe siècle : parfois conçue comme étant un être vivant ou un sujet juridique, parfois suscitant des résistances théoriques (notamment dans le bouddhisme ancien, en contraste avec la relique), inscrite dans le réseau des signes divinatoires favorables, emplie de conscience divine au moyen du rite, l’icône est restée - jusqu’à nos jours d'ailleurs - une composante majeure de la société indienne.