« L’histoire se fait avec des documents. Quand il y
en a. Mais elle peut se faire, elle doit se faire avec tout ce que
l’ingéniosité de l’historien peut lui permettre
d’utiliser… » (L. Febvre). Ces propos, les médiévistes
les ont faits leurs. Sciences naturelles et de la terre, méthodes de
détection et d’enregistrement des traces de l’activité des
hommes ont permis des avancées spectaculaires. Toujours plus sûres
d’elles-mêmes, elles ouvrent sans cesse des perspectives au vrai
vertigineuses.
La Typologie
des sources du Moyen Âge occidental s’est résolument inscrite
dans ce mouvement. Elle voudrait aujourd’hui faire le point,
encourager aussi l’ouverture de nouveaux chantiers. Selon ses
perspectives. Et en retenant deux approches complémentaires :
théorique et pratique. La première mettra en valeur les développements
récents et les perspectives nouvelles qu’offrent potentiellement
sciences et techniques pour l’étude des communautés humaines dans
leurs « vécus » matériels. La seconde privilégiera des cas
particuliers illustrant concrètement les apports et les limites que la
critique et la typologie des sources imposent à
celles-là.
Les contributions rassemblées dans ce volume sont
l’œuvre de divers spécialistes : D. Allart
(Liège), R. d’Aujourd’hui
(Bâle), E. Bodart
(Archives de l’État à Namur), F. Bouchet
(Reims), M. Brand’Honneur,
P. Braunstein
(Paris), A.-F. Cannella
(Liège), G. Chouquer
(CNRS), G. Comet
(Université de Provence), P. Dillmann
(CNRS), G. Grupe
(München), P. Hoffsummer
(Liège), M. McCormick
(Harvard), P. Mignot
(Namur), R. Noël
(Namur ; Louvain-la-Neuve), C. Polet
(Institut des Sciences naturelles de Belgique), J.-P. Sosson
(Louvain-la-Neuve), L. Verslype
(Louvain-la-Neuve), J. Wiethold
(Wiesbaden).