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J. Blanc
Les Écrits de Sir Joshua Reynolds

2 vol., 1113 p., 100 colour ill., 210 x 297 mm, 2015
ISBN: 978-2-503-54337-6
Languages: French
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Après la mort de sir Joshua Reynolds, les premiers visiteurs de son atelier y ont découvert, en plus de plusieurs tableaux inachevés et des œuvres de son abondante collection, un nombre considérable de manuscrits – plus de 2000 pages de sa main ou de celle de ses secrétaires. Certains de ces manuscrits ont fait l’objet de publications partielles, tout comme c’est le cas des quelques textes publiés par Reynolds tout au long de sa carrière – pour l’essentiel, ses trois articles pour l’Idler et ses quinze discours académiques. Il n’existait pourtant aucune édition complète de ses écrits, tant en anglais qu’en français.

Présentant pour la première fois l’intégralité des textes connus de sir Joshua Reynolds, qu’ils aient été publiés de son vivant et après sa mort ou restés à l’état de manuscrits, cet ouvrage propose ainsi une révision complète des théories et des pratiques artistiques du peintre, à l’aune de textes connus, méconnus et inconnus. Réunis pour la première fois et présentés de façon systématique et comparative, ceux-ci permettent de mieux éclairer une carrière et une pensée plus cohérentes qu’on ne l’a dit, moins conformiste qu’on ne l’a prétendu. Ils constituent surtout des documents capitaux pour une histoire artistique mais aussi culturelle, sociale, historique, littéraire, théâtrale et politique du Siècle des Lumières.

À travers une présentation strictement chronologique des différents documents, qui mêlent les textes publics ou publiés, les lettres privées ainsi que les notes demeurées confidentielles, il s’agit de souligner la cohérence des idées développées par le premier président de la Royal Academy tout autant que leur évolution et leur adaptation à des publics et des attentes différents. L’ensemble de ces sources fait l’objet d’une présentation qui permet d’en restituer les enjeux, d’en rappeler le contexte d’énonciation et d’en marquer les principaux apports. Par une série de renvois intertextuels, le lecteur pourra également mettre en relation les propos de l’artiste à différents moments de sa vie, afin de mesurer ce qui les sépare ou les réunit.

Par ailleurs, afin que ces textes ne soient pas réduits aux innombrables chapitres d’une théorie de l’art homogène et unifiée qui n’a jamais existé, et arrachée à la pratique d’un peintre qui a constamment cherché à la fonder sur les problèmes strictement artistiques, techniques et artistiques qui se posaient à lui, lorsqu’il concevait un portrait ou une peinture d’histoire, des éléments d’information concernant sa carrière, ses principales œuvres et les débats les entourant ont été insérés entre les textes afin d’en favoriser la compréhension et d’en saisir les enjeux circonstanciels.

Il serait vain, même en une longue préface, de résumer en quelques points des théories artistiques qui s’étalent sur près de 2000 pages et couvrent près d’un demi-siècle, du premier manuscrit connu de la main d’un Reynolds à peine entré dans l’adolescence – un arbre généalogique – à la dernière lettre que nous connaissons du peintre, écrite à peine un mois après avoir proposé – sans succès – sa démission de la Royal Academy. J’ai donc choisi la solution d’un dictionnaire, regroupant les principales notions et les personnages les plus importants que nous pouvons rencontrer au fil des pages écrites par Reynolds, tout au long de sa carrière. J’y insiste sur les problèmes de définition posés par des concepts dont les acceptions ne sont parfois qu’implicites, et sont le plus souvent flottantes, au gré des enjeux et des problèmes contextuels posés à la pratique du peintre. J’y montre aussi que, dans bien des cas, Reynolds fait constamment évoluer sa théorie, en la réélaborant en fonction de ses rencontres mais aussi des résistances ou des débats que ses idées font surgir au sein de l’institution académique, auprès de ses collègues ou dans la presse. Reynolds ne prétend jamais détenir une vérité qu’il cherche à imposer à ses auditeurs ou ses lecteurs – ou à lui-même. Bien au contraire, il trouve, à travers le travail de formulation par l’écrit et de formalisation par l’explicitation théorique les moyens de construire ou de déconstruire cette pensée. Tel est, sans doute, le principal enseignement d’une édition qui, je l’espère, contribuera à montrer que la pensée de sir Joshua Reynolds est l’une des plus audacieuses et des plus ouvertes de son temps.

Jan Blanc est professeur ordinaire d’histoire de l’art de la Renaissance et de la période moderne à l’Université de Genève. Spécialiste de la théorie de l’art et de la peinture européenne du xve au xviiie siècle, il a notamment écrit sur Rembrandt, Samuel van Hoogstraten et Johannes Vermeer. Il prépare la publication d’un livre sur la peinture d’histoire britannique du xviiie siècle.

Review

« L'édition que procure Jan Blanc des écrits de sir Joshua Reynolds constitue un ouvrage de référence, dont la consultation n'est pas seulement nécessaire pour les historiens de l'art, comme l'est celle du Journal de Delacroix, la correspondance de Cézanne, les articles de Malévitch et tant d'autres fleurons de la pensée de l'art. Sa lecture permet aussi d'appréhender, par la diversité des formulations et des codes littéraires, par la richesse des références culturelles et des correspondances disciplinaires, la fascinante complexité d'un itinéraire intellectuel. » (Histara, 2017)

Interest Classification:
Fine Arts & Performing Arts
Art History (general)
Modern History (1501 to the present)

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