Au point de départ, le concept
d’apocryphité suppose le concept de canonicité. C’est donc
d’abord la constitution d’un corpus d’écrits dits
canonisés qui génère ensuite de diverses manières une littérature
définie comme apocryphe. Le concept d’apocryphité repose donc
apparemment sur une simple équation - il est le produit d’un
autre concept, celui de la canonicité. Même s’il convient de ne
pas généraliser à tous les cas un tel paramètre, c’est,
semble-t-il, une évidence. Ce phénomène a touché l’ensemble des
religions dites du Livre au sens actuel de l’expression qui est
bien large, mais aussi les religions grecques et romaines de
l’Antiquité dans lesquelles la constitution de corpus a entraîné
la formation d’une frange apocryphe. En la matière, ce qui se
passe dans le christianisme provient évidemment du judaïsme, mais se
déroule aussi, sous des formes plus ou moins similaires, dans le
mazdéisme et le manichéisme.
Cet ouvrage, qui est le fruit
d’un projet collectif du Centre d’études des religions du
Livre (Unité mixte de recherche EPHE-CNRS), concerne non seulement les
antiquisants et les médiévistes, mais aussi les modernistes.
C’est aux XVIe et XVIIe siècles, en effet, que
certains corpus d’apocryphes chrétiens, non des moindres, ont
pris forme.
"(...) hay tal
cantidad de datos, bibliografía e ideas originales, que el lector
siempre encontrará algo que convenga a su particular interés."
(J.J.Fernández Sangrador in Salmanticensis 51 (2004),
p.599-600)