Né vers le milieu du xiie
siècle et mort en 1214 ou, plus vraisemblablement, en 1208, Alexandre
d’Ashby, prieur de la maison augustinienne homonyme située non
loin de Northampton, a rédigé plusieurs œuvres en prose et en vers
qui témoignent de la variété de ses intérêts, qui vont de
l’hagiographie à la prédication en passant par la méditation et
la pastorale. Sans être une figure de premier plan, Alexandre
d’Ashby compte sans doute parmi les auteurs qui ont contribué au
renouveau culturel que l’Angleterre a connu au tournant du xiie
au xiiie
siècles, renouveau auquel ont contribué plusieurs Augustiniens mais qui
demeure encore assez mal connu. La présente édition propose la totalité
des œuvres en prose qui dans l’état actuel de la recherche
peuvent être attribuées au prieur d’Ashby : la version
longue et la version abrégée du De artificioso modo predicandi, un
des premiers traités consacrés aux techniques de composition du sermon,
deux collections de sermons rédigées à l’intention des clercs
ayant charges d’âmes et qui suivent l’année liturgique
depuis l’Avent, vingt et un sermons isolés donnés à différentes
occasions liturgiques par Alexandre d’Ashby ainsi que les Meditationes, traité adressé à
un abbé anonyme et qui, comme son titre l’indique, se propose
d’encourager la pratique de la méditation.
« La tâche de publication était
particulièrement difficile : certains textes
étaient transmis par un seul manuscrit ; d’autres
étaient remplis de petites macules. Les éditeurs ont
dû intervenir des centaines de fois, avec compétence
et , dans l’immense majorité des cas, à
bon escient. »
(Dolbeau,
Fr., in : Archivum Latinitatis Meii Aevi, 62, 2004, p.
305)
« Il offre surtout un
témoignage dont toute histoire de la prédication
médiévale devra désormais tenir compte.
»
(P. Bermon, in: Revue d'histoire
ecclésiastique, 3, 405, 2005, p.
940-941)